Amicale Laïque Claret Valbourdin

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Fonctionnement des ateliers par Expressité Libre

Fonctionnement et principes de l’atelier « Expressité Libre » :

Un atelier théâtre s’adresse à des publics volontaires :

 Les objectifs des ateliers-théâtre sont a priori clairs, notamment quand ils  s’adressent  à des publics volontaires :

« Il s’agit de développer la capacité d’expression artistique des participants, et de leur faire découvrir le théâtre sous une autre forme. »

 Un «  atelier » théâtre n’est pas un «  cours » de théâtre qui est clairement destinés à la formation de comédiens amateurs ou professionnels.

 

·         Les règles de l’atelier théâtre :

 Tout jeu comporte des règles. 

« Le jeu est donc un ensemble de restrictions volontaires, acceptées de plein gré et qui établissent un ordre stable » . Roger Caillois (le jeu et l’homme)

Puisque le théâtre est un jeu, il faut en expliquer les règles aux institutions qui commandent un atelier et aux participants de celui-ci.

Il est important de préciser aux individus, qui ont chacun une représentation personnelle  du théâtre, ce que l’on peut faire et ce que l’on  ne peut  pas faire dans un atelier.

Donner des règles ne relève aucunement  d’une posture rigide. C’est au contraire une manière d’instituer l’autorité, de réguler démocratiquement la vie de groupe et d’éviter l’arbitraire  au gré des événements et de l’humeur de l’animateur.

 Installer à l’avance des règles met  tout le monde à égalité.

 

Le cercle de début d’atelier :

Le cercle de départ  permet à l’animateur de concentrer  l’attention du groupe. Un cercle est imposé pour obtenir le silence et pouvoir commencer ensemble.

Le tirage au sort :

J’utilise depuis plusieurs années le tirage au  sort pour constituer les groupes.

La fabrication des groupes par affinités risque de générer de l’exclusion, en laissant des individus de côté ; dans le cas de groupes constitués, elle renforce les clans : fille d’un côté, les garçons de l’autre, les forts ensemble et les faibles dans un coin.

Le tirage au sort évite les atermoiements et les négociations sans fin des répartitions libres qui provoquent souvent chahut et bavardages. Les groupes s’organisent ainsi plus vite.

Le minutage :

Pour éviter les improvisations qui s’éternisent et pour les rendre plus intenses, le temps de jeu est limité à des durées allant de 30 secondes à cinq minutes selon les circonstances  et les consignes.

Ce principe du minutage garantit également à tous les groupes de passer au moins une fois par séance.

Le refus du passage en solitaire :

Dés les débuts de l’atelier, on évite de faire passer sur scène une personne seule, même si elle est volontaire, pour ne pas faire porter à l’individu le poids d’un éventuel échec, au moment où il a avant tout besoin d’être rassuré.

La nécessité du travail en groupe :

Le travail en groupe est un des principaux facteurs de l’autonomie des joueurs, qui ne sont plus soumis au regard de l’animateur. Le travail en groupe doit s’effectuer sur un temps court, avec des tâches précises et raisonnables, et avec des effectifs maximum de cinq à six participants. Deux à trois minutes sont suffisantes  pour préparer une improvisation.

Le cercle de parole en fin de séance :

Les séances se terminent par un cercle qui permet aux participants d’exprimer :

Leurs sensations sur l’activité, ce qu’ils ont aimé, pas aimé, ce qui leur pose question.                

Instituer le cadre de jeu :

Le jeu est une activité qui a besoin d’un temps et d’un espace distincts de la vie quotidienne : c’est une activité séparée.

Il est de ce point de vue absolument fondamental de délimiter concrètement l’aire de jeu, pour la distinguer de la réalité et pour instaurer cette « aire d’expérience »,  où les participants peuvent faire des essais  sans risque, car tout y est pour « du semblant ».

 

Délimiter précisément et matériellement le cadre du jeu :

Le cadre de jeu  se compose des trois espaces suivant :

-          L’aire de jeu, la scène, où l’on s’investit dans le jeu et dans des personnages.

-          L’aire du non-jeu qui est l’espace d’où l’ on  regarde le jeu en train de se faire.

-          L’espace des coulisses qui assure la transition entre la réalité et le jeu et permet les apparitions et les sorties.

Ces trois espaces doivent être immédiatement repérables par leur implantation  physique.

Quelle que soit sa taille l’aire de  jeu est délimitée par un marquage au sol avec du  scotch.

Il est bénéfique d’accrocher un  rideau  uni de fond de scène.

Les coulisses peuvent être constituées de paravents.

L’espace  de non jeu doit être constitué de chaise où les participants ne jouant pas deviennent le public.

Il ne suffit pas de marquer ces espaces. Il faut aussi prendre le temps d’expliquer aux participants comment  fonctionne  le langage théâtral et leur donner quelques règles pour les aider à se situer.

 

·         Instituer l’activité (regardant ,regardé)

Regardé :

Etre un autre : Il est bon de préciser à l’ensemble des joueurs que, dés la limite du plateau franchie, on devient un autre. Tout intervient sous couvert de la fiction. Les joueurs ne doivent plus se nommer par leurs propres prénoms et ne plus appeler les autres par leur vrai nom. Ils ne doivent pas mâcher de chewing-gum sur scène !

Faire semblant c’est faire comme si : Il faut rappeler que sur scène on doit faire semblant en maîtrisant ce que  l’on fait, pour ne pas porter atteinte à sa propre intégrité et à celle des autres. Le «  faire comme si » doit être le plus intense possible : on fait comme si on se battait, comme si on souffrait, comme si on brûlait d’amour etc…

On ne juge pas soi-même son propre jeu : Pour éviter toute dévalorisation et évaluation

Hâtive du résultat sur ceux qui regardent.

On joue avec autrui : Le théâtre est art collectif qui passe par le jeu avec les autres ( acteurs,

Spectateurs). Le cercle de parole et les remarques des autres joueurs peuvent représenter

un bon outil pour aider certains à renoncer au  « sur jeu ».

Regardant :

 

·  Le chœur des spectateurs Il demande à être constitué et homogène. Rien de plus

Désagréable que de jouer devant des spectateurs (regardant) disposés  n'importe  où! (Voir installation)

 

·  Le respect du jeu :

 

·  Faire silence au signal de l'animateur qui indique le moment où «ça joue! »

·  Regarder, écouté, réagir sans ostentation et éviter les rires.

 

·  Ne pas faire de commentaires sauvages. Ne pas émettre de jugements à l'emporte-pièce.

 

·  Ne pas se moquer.

 

· Bienveillance et retours critiques. Dans l'atelier, la tâche des spectateurs est double.

Ils doivent en même temps encourager les joueurs en posant sur leur jeu un regard

bienveillant et les aider à faire progresser leur jeu en développant un regard

critique.

 

 

·         Les règles que l'on se donne en tant qu'animateur :

 

·  Faire respecter les règles.

 

·  Ne jamais forcer un individu ou un groupe à jouer.

 

·  trouver la bonne distance avec les participants.

 

·  Jouer avec le temps. Un chronomètre rigoureux du jeu et du temps de paroles.

 

 

 

·         Matériels requis :

 

12 Chaises (espace de non-jeu), scotch (espace scénique),paravent(coulisses),tissu noir(fond

de scène)

 

 

 

 

 



09/08/2013
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